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Texte
11. Julien BERTRAND,
Angleterre
Amitiés et échanges de cours
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Mon vrai truc à moi, c'est d'avoir par hasard fait la connaissance d'une
maman chinoise et de son enfant à l'école où je travaille, et d'échanger des
cours de français pour son fils avec des cours de chinois pour moi. Des
visites à Chinatown au cœur de Londres et des repas chinois complètent
l'aspect culturel. Julien BERTRAND.
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Bonjour,
Et tout d'abord merci de votre confiance et de vos efforts pour maintenir un
site convivial et bien pratique.
Trucs et astuces?
Depuis toujours les langues m'intéressent, autant la mienne que celles des
autres. Elles m'intéressent tellement que j'enseigne le français à Londres.
J'ai commencé par l'anglais et l'espagnol, avant d'apprendre un peu de russe
et d'urdu, pour enfin me mettre au chinois depuis quelques mois avec la méthode "C'est du chinois!" de
Monique
HOA.
J'ai commencé à apprendre le chinois à la suite d'une relation personnelle
avec une Chinoise. Depuis longtemps je m'intéressais à l'Asie en général et
à la Chine en particulier, mais je n'avais jamais osé aborder la langue. Ma
nouvelle "connaissance" a donc été le déclic, en quelque sorte.
C'est un professeur d'université à Lyon qui m'a conseillé cette méthode,
pour son sérieux et son apprentissage "en profondeur" à la fois de l'oral et
de l'écrit. C'est lui aussi qui m'a conseillé les CDs plutôt que les cassettes. Il s'intéresse lui-même à la Chine, de par sa belle-famille et de
par ses recherches universitaires. C'est mon amie qui m'a dirigé vers le
petit dictionnaire concis français-chinois chinois-français (bleu),
apparemment populaire au Pays du Milieu. En fait, ce dictionnaire est plus
conçu pour les Chinois que pour les Français. Dans la partie français-chinois, les caractères sont vraiment petits, et je suis souvent
amené à les chercher à nouveau dans la seconde partie du dictionnaire pour
en avoir une version plus grosse. Le dictionnaire est très utile, mais c'est
difficile pour le débutant que je suis.
La méthode HOA veut "libérer la parole, libérer l'écrit" en séparant les
deux et en proposant une progression en parallèle. Bien des avis ont été
émis sur ce point-là: la partie orale n'utilise que le pinyin... Ce que je
conseille, c'est de faire la partie orale puis immédiatement (ou pas plus
d'une semaine après) la partie écrite, en ré-écoutant le CD avec la transcription en caractères, pour bien ancrer la prononciation et faire le
lien entre graphie et phonie. On peut bien sûr utiliser le pinyin, mais ce
n'est pas une fin en soi. D'ailleurs, mon prof d'université me l'avait bien
dit: le danger est de prendre le pinyin comme une langue à part. Donc: tous
les exercices de la partie orale doivent se faire... à l'oral. Moi-même j'ai
trouvé ce principe difficile car j'avais envie de garder une trace écrite de
mon travail, alors je consignais tout dans un cahier. A vous de voir.
Mon vrai truc à moi, c'est d'avoir par hasard fait la connaissance d'une
maman chinoise et de son enfant à l'école où je travaille, et d'échanger des
cours de français pour son fils avec des cours de chinois pour moi. Des
visites à Chinatown au cœur de Londres et des repas chinois complètent
l'aspect culturel.
Enfin, mon dernier truc, qui n'en est pas vraiment un: on ne peut bien parler la langue qu'en vivant dans le pays d'origine. J'habite et travaille
en Angleterre en ce moment, et j'irai en Chine à la rentrée scolaire 2004.
Voilà pour la petite histoire.
Bonne continuation pour ce site.
Julien BERTRAND.
Adresse électronique disponible sur demande.
Londres, Angleterre juin 2003 |